Tour d'horizon sur la pilule contraceptive progestative

La contraception orale est sans doute la plus utilisée par les femmes. Pour ce qui est de la pilule contraceptive, elle se décline en diverses versions, dont la pilule progestative. Sa différence principale est le fait qu'elle ne contient qu'une seule hormone qui est un progestatif de synthèse.

Autres appellations

On connait également la pilule progestative sous d'autres noms. On parle d'elle sous l'appellation de « microdosée » car elle contient effectivement une très petite quantité de progestatif synthétique, comparée aux autres varités de pilule contraceptive.

  • microprogestative.
  • microdosée.

Quantités de principes actifs

Les pilules progestatives se distinguent entre elles aussi par rapport à la teneur de produits actifs qu'elles renferment. A titre d'exemple la pilule Cerazette contient 0,75mg de Désogestrel, tandis que Microval ne renferme que 0,03mg de Lévonorgestrel. Cependant, elles sont toutes livrées en plaquette de 28 cachets à prendre pendant 28 jours sans interruption.

Principe de fonctionnement

Les pilules à base de progestatifs synthétiques modifient en réalité l'aspect des organes génitaux internes de la femme pour empêcher une fécondation d'avoir lieu.

  • Ils modifient l'aspect de la glaire cervicale.
  • Ils changent l'endomètre.
  • Leur action empêche par ailleurs le pic hormonal d'avoir lieu.

Tout ceci contribue à ne pas permettre la nidation de l'oeuf ou le franchissement des spermatozoïdes vers l'utérus. De même, il bloque l'ovulation pour que les ovaires ne libèrent pas d'ovule.

Effets secondaires

La prise de pilules contragestives progestatives engendrent l'apparition de certains méfaits non désirés. On parle souvent de nausées, de tensions ou de douleurs mammaires mais également de maux de tête. La manifestation d'acné et d'un gain de poids n'est pas à négliger. Pendant les premiers cycles sous traitement, il est possible que les menstruations soient irrégulières, ce qui devrait s'arranger au bout de la troisième plaquette.

Contre-indications

Il faut consulter un médecin avant de prendre une quelconque médication. Dans le cas d'une contraception sous forme orale, il convient de demander l'avis d'un gynécologue ou d'une sage-femme afin d'éviter les risques mais aussi pour en savoir plus sur les contre-indications.

  1. embolie pulmonaire, phlébite.
  2. hépatite ou troubles du foi.
  3. insuffisance cardiaque, rénal ou hépatique.
  4. cancer de l'utérus, du sein ou de l'endomètre.
  5. hémorragies génitales non expliquées.
  6. hypersensibilité aux composants de la pilule prise.
  7. kystes ovariens.
  8. tabagisme.

Si une grossesse est constatée pendant la prise de la pilule progestative, il est recommandé de prendre rendez-vous sans attendre avec le gynécologue qui a prescrit le médicament.

Efficacité et réversibilité

L'efficacité contraceptif des pilules contragestives ne sont plus à démontrer. Sauf erreur d'omission, on ne risque pas de tomber enceinte lorsqu'on est sous pilule. Par ailleurs, il suffit d'arrêter de prendre les comprimés contraceptifs pour être fertile à nouveau. La contraception est réversible.
Afin que la médication soit efficace, il faut la consommer régulièrement. Une prise décalée ou trop espacée risque de compromettre l'efficacité de la pilule. Si le retard de prise est de moins de 12 heures, prendre la pilule oubliée est la meilleure solution. Au-delà de 12 heures, il convient d'utiliser un préservatif ou du spermicide pendant les rapports sexuels jusqu'à la survenue des menstruations.

Situations à risques

Les oublis sont les principales raisons d'une grossesse qui se produit sous traitement contraceptif. La conduite à adopter sera différence d'une pilule à une autre et dépendra de la teneur en hormone dans chaque comprimé. Par exemple, un retard de 12 heures n'est pas toléré avec Microval. Avec la pilule Cerazette un décalage de prise de 12 heures est encore admis, à condition de prendre immédiatement la pilule oubliée et de poursuivre le traitement à l'heure habituelle jusqu'à ce que la plaquette soit terminée.
Il se peut également qu'il y ait des nausées, des diarrhées ou des vomissements. Si tel est le cas dans les 3 à 4 heures qui suivent la prise, il se peut que l'absorption du cachet ne soit pas totale. Il est donc indispensable de reprendre un autre. Dans le cas où les troubles se manifestent plus de 4 heures plus tard ou s'ils persistent, l'efficience de la pilule contraceptive n'est plus assurée. Il convient dans ce cas de prendre un autre moyen contraceptif mécanique qu'on utilisera pendant les rapports sexuels jusqu'à ce que les règles reviennent.